DÉGUSTATIONS À

LA FERME

Dégustations à la ferme

Dans toute l’Isère, des producteurs passionnés – éleveurs, maraîchers ou viticulteurs – vous invitent à découvrir et déguster leurs produits directement à l’exploitation. Rencontres avec quatre « sublimateurs » du terroir. 

Par Marion Frison

 

 >  LE CULOTTÉ DE MAYOUSSIER

 
Plus classique, Antoine Depierre (à droite) invite à découvrir son domaine viticole. Après trente ans dans la restauration à Dubaï, Miami, Londres et Berlin, cet épicurien a fait le pari de créer un vignoble à Auberives-en-Royans, sur la terre de ses ancêtres.
 
Il a planté 3 hectares de vignes en sauvignon blanc et cépages locaux, qu’il cultive avec amour. Signe particulier, pour le travail du sol, ce vigneron mise sur la traction animale, qui favorise la création de matière organique.
 
Dans le chai, Antoine Depierre dévoile ses méthodes de vinification : pressurage pneumatique, débourbage à froid et fermentation en cuves en Inox entre 14 et 16 °C pour le blanc ; fermentation naturelle, macération, pressurage et passage en fûts de chêne pour le rouge.
 
Vient ensuite le moment de déguster son fameux Culotté de Mayoussier. Robe jaune pâle, arôme de zestes d’agrumes, belle légèreté, vif en bouche…
 
Le second millésime de ce cru est prometteur. Tout comme le Domaine de Mayoussier, un vin rouge labellisé IGP Isère. À consommer avec modération. 
 
 

 LE REPORTAGE DE TÉLÉGRENOBLE

 

 >  LE MONTGAREN DE LA FERME DE LA GRANGETTE

 
Ici, les vaches paissent dans les champs voisins, et le lait a la saveur de celui de mon enfance”, confie Anne, une habituée de la ferme de la Grangette, à La Chapelle-du-Bard.
 
Cette exploitation, qui accueille régulièrement des producteurs locaux dans le cadre des Marchés fermiers de Belledonne, est réputée notamment pour son montgaren.
 
Ce fromage à pâte pressée mi-cuite, au lait cru entier, de type abondance, a emprunté son nom à l’un des hameaux de la commune. Signe distinctif : sa croûte « morgée », frottée à l’eau et au sel, dans laquelle la toile laisse son quadrillage.
 
“Le montgaren tire son caractère de l’alimentation des bêtes, nourries à l’herbe et au foin d’alpage”, explique Romain Ollier, l’un des associés. Encore faut-il tout le savoir-faire du fromager pour exprimer les notes du terroir.
 
Le lait est emprésuré, découpé au tranche-caillé, chauffé à 47 °C, puis moulé. Les meules, d’un poids de 9 à 10 kilos, sont ensuite pressées et mises en saumure, avant d’être placées en cave d’affinage pour une durée de quatre à six mois. 
 

 

  • Antoine Laudet

 

 >  LE TERROIR EN QUELQUES CLICS

 
Boire un apéritif fermier chez un vigneron, assister à la traite avant de déguster un fromage, émonder 200 fleurs de safran pour obtenir 1 gramme d’épice… C’est ce que propose Mon Beau terroir depuis  août 2016.
 
« Plus qu’un nouveau système de commercialisation en circuit court, nous offrons une expérience à la ferme, via une plateforme Internet facile d’utilisation »explique Antoine Laudet, le créateur de la start-up. 
 
Après avoir testé le concept dans le département de l’Isère, retenu pour sa diversité agricole, sa double vocation touristique été/hiver et la présence de bassins de consommation, ce pionnier du tourisme agricole l’a élargi à la région Rhône-Alpes. 
 
32 producteurs sélectionnés pour la qualité de leurs productions et de leur accueil  reçoivent le public lors de visites privées.

 

 

Comme Ludovic Turenne, de la ferme du Bichet, jeune éleveur de Revel qui possède 35 vaches de race limousine : J’explique mon travail à mes visiteurs, avant de partager avec eux de la viande à la plancha. Je leur redonne le goût de la vraie viande, tout en les reconnectant avec la nature." 

Ou encore Olivier Sanchez, un héliciculteur qui élève 100 000 gros-gris par an en agriculture biologique à Sassenage.

Il propose, quant à lui, un safari d’escargots ! Du lâcher des naissains (bébés) au décoquillage et à la transformation, et vous plonge dans son quotidien avant une dégustation d’escargotine ou de chouquettes d’escargots, arrosées d’un verre de rosé. 

Signe des temps, monbeauterroir.com a été sélectionné en mars 2017 pour intégrer Welcom Citylab, le premier incubateur au monde dédié à l’innovation touristique. 

 
  • Nadège Azarias

 

 >  LÉGUMES AUX PANIERS DE LA DERNIÈRE PLUIE


Il suffit de pousser la barrière en bois des Paniers de la dernière pluie, à Meylan, pour s’immerger dans un bouquet de saveurs.
 
Deux soirs par semaine, les gourmets peuvent venir cueillir des légumes cultivés par Nadège Azarias, selon le cahier des charges de l’agriculture biologique, sur une parcelle de 1 600 mètres carrés, en bordure de l’Isère.
 
La jeune maraîchère leur prête des outils et répond à leurs interrogations, avant de les laisser vaquer à leur cueillette.
 
Pois gourmands, salades, choux, courgettes, tomates, aubergines, fenouil, haricots verts… sont tous de saison et cueillis à maturité.
 
Ils sont parfois biscornus, très loin des produits calibrés et aseptisés de certaines grandes surfaces, mais succulents”, raconte Antoine, un habitué.
 
Sans parler du plaisir de ‘cueillir’ soi-même son dîner, le soir à la fraîcheur après une journée de travail”, ajoute Karine, en coupant de jeunes pousses d’épinards.
 
 

 

 REPÈRES 

 

Et aussi (liste non exhaustive)

  • Marchés fermiers de Belledonne - 04 76 20 68 45, 06 61 02 62 97.
  • Marchés des fermes du Viennois au Chambaran - 06 71 20 65 05.
  • Marché paysan de la ferme de la Galerne, Tullins - 06 74 19 22 98. 
  • Producteurs fermiers de Paturin (Nord-Isère) - 04 74 83 25 18.
  • Bienvenue à la ferme. 

Bienvenue à la ferme

 
Publié le : 
06 juin 2017