Dix tables

avec vue

Hors-série

Classiques, la tarte aux myrtilles, le gratin au bleu du Vercors ou la charcuterie de montagne gagnent en saveur avec l’altitude dans un cadre authentique.

Par Véronique Granger

  • Dominant Grenoble et sa vallée, le restaurant du fort Saint-Eynard offre une vue impressionnante, dans un cadre historique © DR
L'Aubergerie : une halte gourmande dans une ancienne ferme du XVIIe siècle, dans la vallée sauvage du Haut-Bréda © DR
Marie-Claude Turc devant son restaurant la Cordée, à La Bérarde : une institution depuis 1907 © DR
Pour partager un repas insolite en tribu : le Grand tipi du Banc de l’Ours, dressé sur les hauteurs d’Autrans - Crédit photo : DR

Belledonne

> L’ AUBERGERIE

Thomas Sibille est arrivé en 1990 dans ce bout de vallée méconnue du Haut-Bréda, au hameau de la Ferrière, avec un troupeau de brebis laitières.

Il a entrepris de retaper sans la dénaturer cette ancienne bâtisse fermière abandonnée du XVIIe siècle, toute de vieilles pierres et de bois.

Il en a fait une halte chaleureuse et gourmande au cœur de la nature sauvage du massif de Belledonne.

La cuisine montagnarde et créative est à l’image des lieux : les traditionnelles fondues, tartiflettes ou croziflettes au fromage voisinent avec l’agneau aux écrevisses ou le carré de porc rôti aromatisé aux herbes du pays.

www.aubergerie.com

Chartreuse

> LA FERME DE BRÉVARDIÈRE

Au pied de Chamechaude et à deux pas du monastère de la Grande Chartreuse et de l’église de Saint-Hugues, sur la route du col du Coq, cette ferme typiquement chartrousine avec son toit en essendoles propose un menu unique aux saveurs du terroir : le safran provient de l’exploitation, les légumes du jardin et la viande et le fromage de Chartreuse.

Céline Roux cultive aussi les goûts de son enfance, quand elle gardait des chèvres en été. Une adresse incontournable avec vue sur les principaux sommets de Chartreuse !

www.brevardiere.fr

Vercors

> LE REFUGE DES FENEYS

Sur la route de la Molière, sur les contreforts de la crête, cette petite maisonnette typique de l’alpage, au milieu de la clairière et des gentianes, bénéficie de son exposition plein sud et de la vue plongeante sur la vallée d’Autrans-Méaudre.

Les plats mitonnés par la gardienne du refuge, Caroline Termier, fleurent bon les fermes du Vercors et les produits biologiques tout frais du potager mitoyen.

Un lieu magique et hors du temps où l’on dîne sous les étoiles ou aux chandelles : pas la peine de recharger son portable avant de partir, ça ne passe pas !

www.refuge-des-feneys.com

Oisans

> LA CORDÉE

Repaire des guides de haute montagne et autres alpinistes depuis 1907, la Cordée est un lieu à part, en plein cœur du village de Saint-Christophe-en-Oisans et du Parc naturel des Écrins, à 1 440 m d’altitude.

Dans ce lieu classé café historique et littéraire de montagne, Marie-Claude Turc fait déguster ses spécialités maison, comme les crozets et farcis de l’Oisans.

On passera volontiers des heures à découvrir la fabuleuse collection de livres de montagne avant d’aller se détendre dans le hammam traditionnel, dans une ancienne grange.

Et tous les jeudis soir en été, c’est concert gratuit !

www.la-cordee.com

Près de Grenoble

> CHEZ LE PÈR’GRAS

En 120 ans et cinq générations de restaurateurs de père en fils, ce vénérable établissement, perché sur les hauteurs de la Bastille de Grenoble, est devenu un bastion de la gastronomie dauphinoise.

Il faut dire que la vue sur la ville et ses montagnes environnantes est imprenable depuis la terrasse et la grande salle panoramique.

La cuisine est à la hauteur : le chef Laurent Gras, maître-restaurateur, perpétue les recettes de ses aïeux comme le gratin dauphinois et la tarte briochée cuite au feu de bois.

Sa spécialité, c’est aussi le foie gras (que les Grenoblois retrouvent chaque année au marché de Noël).

www.restaurant-grenoble-gras.com 

Près de Grenoble

> AU FORT DU SAINT-EYNARD

Dans un fort datant de 1870, ce restaurant d’altitude domine Grenoble et la vallée du Grésivaudan telle une citadelle avec son panorama unique sur la chaîne de Belledonne.

Devant un feu de cheminée, dans la salle de restaurant de style rustique ou sur la grande terrasse extérieure, on déguste des produits montagnards et le fameux gratin dauphinois traditionnel ou aux cèpes de Delphine Kluczynski.

Mention spéciale pour son moelleux au chocolat et ses confitures aux fruits de saison, toutes faites maison.

www.fortsteynard.com

Belledonne

> L’AUBERGE DES SEIGLIÈRES

Dans la montée de Chamrousse, au milieu de la forêt de résineux, au point de départ de nombreuses randonnées, cette auberge de charme accueille depuis plus de cent ans les amoureux de la nature et des bons produits de terroirs.

Michèle Millon propose une cuisine familiale et campagnarde goûteuse, inspirée du patrimoine culinaire de la région.

www.seiglieres.fr

Vercors

> AU GRAND TIPI DU BANC DE L’OURS

Pour partager un repas insolite en tribu dans un cadre dépaysant, on peut louer pour la soirée ce tipi dressé sur les hauteurs d’Autrans dans le domaine nordique – le parking n’est qu’à 100 mètres.

On y déguste la raclette au bleu du Vercors cuite au feu de bois sur des peaux de bête ou sur la terrasse panoramique.

Pour un tête à tête amoureux, on peut préférer le dîner aux chandelles au Banc de l’ours juste à côté : cette ancienne bergerie totalement restaurée par Eléonore et David Pasqualon – des enfants du pays - propose une carte de spécialités montagnardes à base de ravioles et de fromages.

La maison fournit même les flambeaux pour redescendre au village à la lueur des flammes.

www.le-banc-de-lours.com

Oisans

> CHEZ PASSOUD

Face aux massifs de Belledonne et des Grandes Rousses, à l’Enversin-d’Oz, à deux pas de la station de Vaujany, cette auberge familiale rurale a été l’une des toutes premières de l’Oisans depuis 1974.
 
On y sert des recettes authentiques avec des produits (charcuterie, fromage) faits maison et les légumes du jardin.
 
Le gratin aux herbes est devenu une institution en vallée de l‘Eau d’Olle.
 
Autres plats typiques de l’Oisans : les ganèfles (gnocchis de pommes de terre), les farcis de l’Oisans en boules ou au sac, la salade d’escargots…
 

Trièves

> AU GAI SOLEIL DU MONT AIGUILLE

Dans le hameau de Richardière à Chichilianne, au pied du Mont Aiguille, ce petit café-hôtel restaurant est un petit coin de paradis pour randonneurs.

On s’installe en terrasse en été et l’on se régale d’une cuisine familiale de terroir avant de se détendre au spa à côté.

Parmi les spécialités du chef : la cassolette de ravioles aux morilles, la terrine ou le foie gras maison ou sur commande, le poulet aux écrevisses ou le soufflé aux foies de volaille.

www.hotelgaisoleil.com

Publié le : 
07 juillet 2016