Gens d'Isère
  • Fabrice Collados, arbitre international de volley-ball, sur la place rouge à Moscou le 22 février dernier.
  • Fabrice Collados
  • Fabrice Collados

FABRICE COLLADOS
 

> COUP DE SIFFLET AU SOMMET

Par Sandrine Anselmetti


Il fait partie des meilleurs arbitres internationaux de volley-ball en Europe. Fabrice Collados a même dirigé les deux dernières finales de la Ligue des champions.

A 49 ans, cet habitant de Vienne, qui est aussi secrétaire du club de volley-ball du Pays viennois, a l’expérience du terrain. « J’ai débuté ce sport à 14 ans. A 19 ans, j’ai commencé à arbitrer des matchs. Au début, c’était pour donner un coup de main à mon club et gagner quelques sous pendant mes études, se souvient-il. C’est devenu une passion ». Au fil du temps, Fabrice s’est perfectionné, atteignant le niveau national puis, depuis 2001, l’international. « C’est une grande responsabilité car on représente son pays, dans des compétitions de très haut niveau », souligne-t-il.

Sa force ? « Etre calme et hermétique aux réactions du public. Même quand 4 000 personnes sont en désaccord, l’important est de toujours siffler en fonction de ce que l’on a vu pour donner la décision la plus juste ».

Avec une trentaine de matchs arbitrés par an, dont une dizaine à l’international, Fabrice a fait le tour de l’Europe et même voyagé au Mexique et au Pérou. Informaticien de métier, il prend tous ses congés en fonction des compétitions. « J’ai la chance d’avoir une famille et des collègues compréhensifs », confie-t-il.

S’il n’a pas pu participer aux derniers Jeux olympiques (aucun arbitre français n’a été sélectionné), son rêve est de pouvoir arbitrer aux jeux de Tokyo, en 2020. « C’est ma dernière chance, car l’âge limite est de 55 ans ». Seuls 16 arbitres dans le monde seront choisis. Fabrice croise les doigts…

  • Antoine Carpe

ANTOINE CARPE
 

> IL LIVRE VOS SKI EN STATION !

Par Véronique Buthod


Depuis Grenoble, ses camions sillonnent les Alpes pour livrer le matériel de ski de location, pré-réservé par ses clients (associations d'étudiants, classes de neige, comités d'entreprise...), au pied des pistes.

Créateur de SkiTruck, Antoine Carpe entame sa deuxième saison avec ce concept unique au monde à sa connaissance : « L'idée m'est venue quand j'étais étudiant à Grenoble École de Management, précise cet ex-Parisien de 24 ans. Je louais du matériel et trouvais la différence de prix hallucinante entre les stations et la vallée, pour des questions de frais de local ! Je propose le même service qu'en station, au prix de la vallée. »

Avec un stand sympathique pour faire essayer les chaussures et régler les fixations et la possibilité d'échanger le matériel le lendemain, SkiTruck soigne sa clientèle. Sa cible : les 400 séjours étudiants au ski qui sont organisés chaque hiver.

Un salarié, deux alternants et des intérimaires l'accompagnent dans ce projet qui a représenté un investissement initial de 45 000 euros, avec l’achat d’un premier camion – auquel s’ajoutent des véhicules de location.

Cette saison, après avoir signé un important contrat avec un tour opérateur, il a triplé son stock de matériel - de 600 à 2 000 paires de ski - et espère acheter un second camion. Il vient aussi d'ouvrir une boutique au centre-ville de Grenoble pour proposer de la location à bas prix au particulier. « J'ai envie de rendre le ski plus accessible », conclut-il.

 

Site internet de SkiTruck

  • Astrid Girard, créatrice d’Arolle à Monestier-de-Clermont
  • Arolle, c'est le nom d'un arbre Roi (Pinus Cembra) qui ne pousse que dans les Alpes, le berceau de la marque monétéronne
  • Les bavoirs Arolle : de la couleur et de la gaieté dans le bio !

ASTRID GIRARD
 

> DU BEAU LINGE BIO POUR BÉBÉ

Par Véronique Granger


Des tons tendance acidulés, des graphismes pop et modernes (sans animaux ni princesses), des matières super douillettes et anallergiques : les accessoires et linges de lit ou de toilette pour bébé griffés Arolle sont non seulement certifiés « bio » et éthiques (le label Gots garantit les conditions de travail des producteurs sur toute la chaîne). Ils sont aussi très beaux, avec pour autre particularité d’être entièrement créés et fabriqués en France à la main, à Monestier-de-Clermont, dans l’atelier artisanal d’Astrid Girard.

A 29 ans, après six ans comme chef de projet dans une entreprise de décoration prestigieuse de Villeurbanne à décorer les palaces, cette entrepreneure du Trièves, passionnée de tissu, a décidé de lancer sa propre marque, en conformité avec ses valeurs : « Le bio est souvent un peu terne. J’ai voulu apporter de la couleur et de la gaieté ! ». Si les finitions et le choix des matières (rubans, matelassages, fils…) sont dignes des grandes maisons, les prix sont ceux des marques de moyenne gamme.

Pour l’heure, Arolle propose une trentaine de modèles vendus en ligne sur son site Internet ou dans les salons en misant aussi sur les réseaux de blogueuses influentes.Et le magazine Parents va diffuser son anneau de dentition « Montessori » en bois naturel issu de forêts certifiées « développement durable ». « C’est moi qui ait cousu les 600 exemplaires à la main. Mais dès que je le pourrai, j’espère créer des emplois », assure Astrid qui espère vite voir grandir son « bébé » entreprise.

Contact : www.arolle.fr

  • Tiffany Garcia, créatrice du site Monbaluchon.fr
  • Faire découvrir des savoir-faire ancestraux avec les technologies d’aujourd’hui.

TIFFANY GARCIA
 

> UN BALUCHON PLEIN DE SAVEURS DU TERROIR

Par Véronique Granger


Prenez des rillettes de canard fermier d’Allevard, une tapenade d’olives de Nyons, une Escargotine de Chartreuse à tartiner, arrosez avec une bière bio du Vercors et servez le tout dans un joli baluchon de toile : c’est le premier « baluchon-apéro » concocté à l’automne dernier par Tiffany Garcia pour lancer sa petite entreprise en ligne, « Monbaluchon.fr ». « Notre région regorge de petits producteurs passionnés et pleins de talent. Mon objectif, c’est de faire découvrir ces savoir-faire ancestraux lors d’un moment convivial, en utilisant les nouvelles technologies d’aujourd’hui », explique cette jeune diplômée de l’IAE de Grenoble.

A 25 ans, cette native des balcons de Belledonne a déjà de la bouteille : elle cultive depuis l’enfance le goût du bien-manger et des produits authentiques. Tous les mois, elle glissera dans son baluchon surprise un assortiment de quatre à cinq produits locaux goûtés et approuvés, avec une fiche sur leur origine, leur fabrication et des conseils de dégustation – le tout pour environ 30 euros.  « Il faut revenir aux bases, réapprendre à vivre en harmonie avec la nature et nos traditions identitaires. L’avantage d’Internet, c’est de pouvoir vendre dans toute la France. »

En quelques mois, Monbaluchon a déjà conquis une vingtaine de petits producteurs et une cinquantaine d’abonnés. Santé !

  • Gérard Bertrand

GÉRARD BERTRAND
 

> IL A SAUVÉ LA TUILERIE DE SES ANCÊTRES

Par Sandrine Anselmetti


« Elle appartenait à mon arrière-arrière-grand-père. Trois générations de tuiliers s’y sont succédées de 1850 à 1933 », raconte fièrement Gérard Bertrand.

A 68 ans, cet habitant de Doissin, en Nord-Isère, vient d’être récompensé par le 1er prix du patrimoine aurhalpin pour avoir sauvé de la ruine la tuilerie de ses ancêtres.

L’une des rares en Isère encore en bon état et présentant un ensemble complet de bâtiments, d’outils, de tuiles et de documents d’époque. Deux halles de séchage, un four en pierres et galets d’une capacité de 14 000 tuiles, un bassin de pétrissage, des moules, des malaxeurs, et même un bon de commande datant de 1920… Tout y est, presque intact. « Dans les années 1900, ce petit atelier fabriquait 84 000 tuiles par an : creuses, plates, mécaniques… De nombreuses maisons alentours possèdent encore des tuiles provenant d’ici. Certaines portent même la mention "Bertrand Doissin Isère" », souligne Gérard.  

Remarquable par son intérêt historique, cette ancienne tuilerie possède le label du Département « Patrimoine en Isère » et celui de la Fondation du patrimoine, qui ont permis à Gérard d’être aidé pour la rénovation. « Mon père a consolidé les bâtiments tout au long de sa vie. C’était à mon tour de prendre le relais.  Il me tenait à cœur de restaurer ce lieu de patrimoine et de transmettre aux générations futures le passé en état ».

Site internet de la Tuilerie Bertrand

Publié le : 
01 janvier 2017