UN FROID

DE CANARD !

Grandeur nature

Rien de tel qu’un bon froid de canard pour observer tranquillement ces oiseaux d’eau venus du Grand Nord qui migrent chaque hiver en Isère vers nos lacs et nos plans d’eau…

Par Véronique Granger
 

  • Chaque année en hiver, plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs viennent se poser sur nos lacs et nos plans d’eau.
  • Chaque année en hiver, plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs viennent se poser sur nos lacs et nos plans d’eau.
  • Chaque année en hiver, plusieurs espèces d’oiseaux migrateurs viennent se poser sur nos lacs et nos plans d’eau.

 

La nature s’éveille au printemps. Mais c’est justement dans le silence de l’hiver, quand ils dorment d’un œil (une de leurs spécialités !), que l’on peut le mieux observer les oiseaux d’eau venus du nord qui viennent se réfugier dans nos lacs et plans d’eau, en quête de températures plus clémentes et de moules zébrées bien fraîches.

Fuligule milouin, foulque, canard colvert, grèbe huppé, harle-bièvre, sarcelle d’hiver ou cygne tuberculé… il est possible ainsi d’observer une trentaine d’espèces différentes.

L’Isère fait partie des destinations prisées avec ses nombreux espaces naturels sensibles. La Vallée bleue, sur le Rhône, figure parmi les principaux hot-spots avec plusieurs centaines de spécimens — le port de la base nautique ou la ViaRhôna offrent différents postes d’observation.

Sur l’Isère, au sud du département, on pourra les admirer sur les lacs du barrage de Saint-Egrève, de Beauvoir-en-Royans ou de Saint-Hilaire-du-Rosier.
 

> PLONGEUR OU DE SURFACE

 

Muni d’une bonne paire de jumelles et de son Guide ornitho, on s’essaiera d’abord à reconnaître les grandes familles d’anatidés — regroupant oies, cygnes et canards.

On s’exercera ensuite à distinguer les mâles des femelles : les canes, soucieuses de ne pas se faire repérer sur leurs nids, se font généralement plus discrètes avec un plumage marron.

On identifiera ensuite les plongeurs comme le fuligule morillon. Ces volatiles sont capables d’apnées jusqu’à 8 ou 10 mètres de profondeur pour aller chercher leur nourriture, tandis que les canards de surface comme le canard colvert doivent basculer leur corps en avant pour s’alimenter — on peut admirer leur postérieur qui dépasse de l’eau !

Pour certains, il faudra patienter jusqu’au crépuscule : beaucoup de ces oiseaux dorment le jour sur leur remise et attendent la nuit tombée pour rejoindre leur lieu de gagnage (là où se trouve le garde-manger).
Dès janvier toutefois, vous pourrez assister aux premières parades amoureuses de la sarcelle ou du fuligule milouin — connus pour avoir une activité débridée !

Sachez que l’hiver est aussi la saison des grands rassemblements de cygnes : le spectacle de ces volatiles majestueux s’envolant et filant au ras de l’eau est une féérie…

 

 NEUF VEDETTES HIVERNALE DE NOS PLANS D'EAU 
 

Le canard colvert 
Le fuligule milouin 
Le fuligule morillon 
Le grèbe huppé 
La mouette rieuse 
Le foulque macroule 
La sarcelle d’hiver 
L’oie cendrée
Un cygne parmi des canards colvert

POUR EN SAVOIR PLUS

 

  •  Le 4 février, l’association Lo Parvi propose une initiation ornithologique sur les oiseaux d’eau hivernants à la Réserve naturelle régionale des étangs de Mépieu.
  • Contacts : 04 74 92 48 62, 

http://loparvi.fr ,

contact@loparvi.fr
 

  •  www.nature-isere.fr : ce site participatif, créé par le muséum d’Histoire naturelle de Grenoble et le Département de l’Isère, est une mine d’informations sur la nature. Vous y trouverez, notamment, des données issues des grands comptages des oiseaux migrateurs réalisés chaque année à la mi-janvier dans nos lacs et nos zones humides au plan européen, sous l’égide de Wetland international
  •  www.nature-en-famille.org : une fiche « nature en famille » vous aidera à identifier les canards sauvages.
  • www.faune-isere.org : ce site collaboratif, géré par Ligue de protection des oiseaux (LPO), permet de consulter les différentes espèces animales en Rhône-Alpes et de contribuer aux observations menées en Isère. 

  • Toute l’année, on peut observer une trentaine d’espèces d’anatidés dans le parc du Domaine de Vizille, véritable royaume des espèces ailées où des tables thématiques permettent de les identifier.
     
  • Retrouvez aussi ces magnifiques photos d’oiseaux sur le site de Gérard Schmitt, photographe animalier, https://www.gerardschmitt.com. Il est l’auteur du Guide des oiseaux des Alpes aux éditions Sud-Ouest. Cet ouvrage permet de partir à la rencontre de tous les oiseaux présents dans tous les étages de l’Arc alpin, des sommets au Piémont provençal.
     

> OÙ LES OBSERVER ?

Les Espaces naturels sensibles départementaux sont des lieux d’observation privilégiés.carte_ens-canards_0.jpg

 

Publié le : 
01 janvier 2017