Gens d'Isère
  • Toé Fugier, super motatd ©R. Juillet

TOÉ FUGIER

SUPER MOTARD !

Par Richard Juillet


A l’âge où l’on apprend à faire du vélo, Toé Fugier pilotait déjà une moto ! Une Honda QR50 que son père, passionné d’enduro, avait équipée de roulettes pour qu’il puisse tenir en équilibre.

« J’avais trois ans, se souvient-il. Nous habitions en Guyane où je suis né. Mes parents voulaient me transmettre leur virus. J’ai commencé à évoluer dans une prairie, près de chez moi. »

Trois ans plus tard, exit les roulettes. Son père lui offre une Kawasaki 65 KX pour qu’il s’aguerrisse au guidon d’une véritable machine de compétition.

Mais en Guyane, il n’existe pas d’épreuves pour enfant. Alors, après l’école, Toé s’entraîne seul, inlassablement, roule de plus en plus vite, saute de plus en plus haut.

Durant les vacances d’été, son père organise des stages de motocross où il peut se confronter avec d’autres enfants, souvent bien plus âgés que lui. Le virage s’opère en 2013.
 

Depuis 2013, il enchaîne
victoires et podiums

 

Après 24 ans passés en Outremer, la famille Fugier quitte la Guyane et s’installe à La Bâtie-Divisin, près de Pont-de-Beauvoisin. Pour Toé, 14 ans, une nouvelle vie commence.

C’est enfin la possibilité de se mesurer en compétition. Sa première course, il s’en souvient encore : « C’était à Granges-Gontardes dans la Drôme. J’ai terminé 8e sur 20. »

Depuis, à raison d’une douzaine d’épreuves chaque saison, il enchaîne les podiums et les victoires tant en championnat Rhône-Alpes qu’en championnat de France de motocross ou d’enduro.

Scolarisé au collège Marcel Bouvier (Les Abrets), Toé veut devenir plus tard préparateur moto ou designer. Entre-temps, il travaille dur pour intégrer le Top 10 national des 13-15 ans.

  • Cendrine, Gilles Cavalli et Azur © F. Pattou

CENDRINE ET GILLES CAVALLI

UN ÉTALON EN OR !

Par Véronique Granger


« Attention, Azur est amoureux… Il est un peu excité », prévient Cendrine Cavalli avant de nous introduire vers le box de sa vedette.

Parmi la quinzaine de pensionnaires des Ecuries du col de l’Arc à Lans-en-Vercors, ce cheval Mérens a de fait un statut particulier. Premier « étalon maison », à l’âge de trois ans, il est aussi le tout premier cheval Mérens isérois à porter le titre de champion de France junior de la race !

« Azur est le résultat de 15 ans de sélection génétique et de quatre ans de travail. Ce titre est une valorisation inespérée pour notre élevage », précise Gilles Cavalli.
 

Déjà présent sur les murs
des grottes de Lascaux

 

Cette race ancienne de chevaux noirs, dont le berceau de situe en Ariège dans les Pyrénées, était en voie de disparition dans le Vercors. Le couple a décidé de la relancer il y a dix ans, en reprenant l’élevage du père de Cendrine, qui partait à la retraite.

Un virage à 180° pour cet ancien cadre de l’industrie aéronautique. Son épouse, qui a grandi au milieu des chevaux, a eu le coup de foudre pour le Mérens, ce montagnard à l’œil de velours qui s’adapte parfaitement à la rudesse du climat d’altitude.

« C’est une race reconnue par les haras nationaux. On en trouve la trace sur les murs des grottes de Lascaux. » Avant de pouvoir présenter un étalon au concours, il a fallu toutefois s’armer de patience – une jument n’a qu’un poulain par an et le sujet doit être aussi beau que bien éduqué.

En récompense et en sa qualité de médaillé, Azur a été invité en Ariège où il pourra saillir les plus belles poulinières Mérens.

Son prochain challenge : décrocher le titre de champion de France senior en 2017 – il aura sept ans.  

JEAN-CHRISTOPHE TEPPAZ

DE L'OCÉAN ATLANTIQUE
A LA MÉDITERRANÉE EN KAYAK

Par Richard Juillet


Sapeur-pompier à l'aéroport de Grenoble-Isère, Jean-Christophe Teppaz, 45 ans, qui habite Saint-Egrève, vient d’achever un périple de 434 km en kayayk, entre l'océan Atlantique à la mer Méditerranée.

Un périple de 434 km
en kayak

Parti de Bordeaux le 9 juin, il est arrivé le 16 juin à l'Etang de Thau, après avoir emprunté le canal latéral à la Garonne jusqu'à Toulouse puis le canal du midi. « L’an passé, j'ai acheté un kayak de mer avec une idée en tête : rallier la Méditerranée depuis Saint-Egrève Je trouvais sympathique de partir de chez moi et d'arriver à la mer. Cette année, je voulais rallonger la distance et naviguer sur un canal plus tranquille, moins dangereux et beaucoup plus beau que le Rhône et ses centrales nucléaires, explique-t-il.

Pour réaliser cet exploit, il a du mettre en place un système de roulettes sur son kayak de 75 kg, afin de pouvoir passer les nombreuses écluses qui lui barraient la route : 50 sur le canal latéral à la Garonne et 63 sur le canal du midi !

« Rallier les deux mers est un beau symbole, mais outre le défi sportif, c'est avant tout une formidable manière de rencontrer des personnes très sympathiques. »

  • Vanessa Fuzier-Perrin ©S. Anselmetti

VANESSA FUZIER PERRIN

LAISSER ENTRER
LA LUMIÈRE

Par Sandrine Anselmetti


C’est en découvrant la vitrine d’un maître verrier il y a 14 ans que Vanessa Fuzier Perrin, vitrailliste, a fait ses premiers pas dans l’univers de la transparence, de la couleur et de la lumière.

« J’ai d’abord voulu apprendre l’art du vitrail en loisir créatif car j’étais alors étudiante en histoire de l’art. Puis, je me suis tellement passionnée que ce maître verrier m’a prise sous son aile et m’a formée pendant trois ans. Il m’a emmenée avec lui sur ses chantiers et m’a transmis ses gestes et son savoir-faire. J’ai ensuite passé un CAP Arts et techniques du verre en candidat libre », explique Vanessa, 36 ans.

C’est ainsi qu’en 2008, elle a finalement installé son propre atelier à Montrevel, village à 15 km de La Tour-du-Pin, en Nord-Isère.
 

Un univers de couleurs
et de transparence

 

Aujourd’hui, elle exerce son talent en créant ou restaurant des vitraux contemporains ou anciens. Elle travaille essentiellement pour des particuliers, avec des éléments de décoration intérieure (plafond lumineux, portes, fenêtres…) ou des objets décoratifs (bijoux, miroirs, lanternes…).

Mais elle intervient également pour restaurer des églises, principalement en Isère. « Ce travail patrimonial me tient à cœur. J’aime respecter les couleurs, les motifs, les matériaux déjà utilisés… et redonner vie discrètement à ce qui a été fragilisé par le temps ».

www.ateliervfp.com - 06 61 57 59 55

  • Frédérick Desautel ©F. Pattou

FRÉDÉRIC DESAUTEL

L'ESPRIT NATURE
 
Par Annick Berlioz

« Le vrai bonheur, c’est savoir s’émerveiller devant un coucher de soleil et jouir de l’instant présent. Les vacances sont le meilleur moment pour s’interroger sur le sens qu’on veut donner à sa vie.»

Passionné de nature, Frédéric Desautel, 45 ans, veut transmettre sa philosophie à ses hôtes. En 2007, cet ancien ingénieur a créé le premier site écotouristique de France, en Chartreuse, à Saint-Bernard-du-Touvet à 1060 mètres d’altitude.

Plus qu’un hébergement, il s’agit d’un concept dont l’objectif est de former de véritables éco-citoyens.
 

Comprendre la magie
de la montagne

 

Pour promouvoir sa démarche, Frédéric a fait bâtir sept chalets répondant aux principes de l’éco-construction. Entièrement réalisés en bois de Chartreuse et isolés en chanvre local, ils sont autonomes en énergie à 90 %. Des robinets avec commandes à pédales et des douchettes à poignée permettent de diviser par cinq la consommation d’eau.

Tout au long du séjour, des animations sont proposées. A but pédagogique, elles s’appuient sur trois volets : le patrimoine naturel de Chartreuse, la découverte des plantes de montagne et l’éco-construction.

« Les êtres et les plantes forment un tout harmonieux. Je veux faire comprendre cette magie de la montagne et comment nous pouvons la mettre en danger. » Un peu décalé avec le monde actuel, Frédéric est complètement en phase avec les besoins de la planète.

En 2015, il a accueilli près de 2 500 personnes. 60 % de sa clientèle familiale est constituée d’habitués.

www.evasionaunaturel.com - 06 83 68 86 45

 

  • Camillie Frison ©S. Anselmetti

CAMILLE FRISON

UNE CHAMPIONNE
PAS COMME LES AUTRES

Par Sandrine Anselmetti


C’est bientôt le début d’une nouvelle aventure pour Camille Frison, 19 ans.

Du 15 au 22 juillet, cette habitante de Saint-Alban-de-Roche va participer aux Trisome World Games, les premières olympiades pour personnes trisomiques, qui se dérouleront à Florence, en Italie.

En novembre dernier, elle avait déjà remporté quatre médailles (dont trois en or : en simple, double féminin et par équipe) lors des championnats du monde de tennis de table des personnes trisomiques, en Afrique du Sud.

Pongiste
et championne du monde

 

« J’étais émue, fière et j’ai chanté la Marseillaise ! Ça m’a fait trembler, là », sourit Camille en montrant son cœur.

Si elle pratique le tennis de table depuis sept ans, le sport a toujours fait partie de sa vie : baby gym dès 3 ans, gym artistique, judo, danse, taï chi, escalade.

« Le sport lui donne confiance en elle et lui fait travailler la coordination, la motricité, l’ouverture aux autres… Dans ses clubs, Camille a toujours été très bien entourée », explique Sandrine, sa maman, qui est la première à l’encourager et la stimuler.

Camille joue aussi de la guitare, aide bénévolement les moniteurs du centre de loisirs de la Fraternelle et prépare un CAP d’agent polyvalent de restauration au lycée Gambetta de Bourgoin-Jallieu.

Elle fait la fierté de ses coaches et de ses camarades de classe. Autant de supporters pour sa prochaine grande compétition !

www.facebook.com/chromosomesurprise.camille - 06 45 15 44 98

 

 

 

 

Publié le : 
06 juin 2016