• Le gîte des Ecouges ©:DR

Lieux

de rencontres

Grandeur nature

Depuis 1985, le Département peut acquérir et entretenir des Espaces naturels sensibles mais aussi valoriser leur patrimoine bâti très divers. Etat des lieux.

Par Richard Juillet

  • Projection d’un film pédagogique dans la grange du Rivet aux Ecouges ©DR
  • La grange de Fessolle, dans le Vercors, réhabilitée en 2004, est devenue le refuge des éleveurs et randonneurs ©B. Bodin
  • 8 000 moutons paissent sur des Hauts-plateaux du Vercors durant les mois d’estive © R. Goudissard

VERCORS SUD

Un mouton, deux moutons…

En 1990, le Département a acquis 4000 des 17 000 hectares de la réserve naturelle nationale des Hauts-Plateaux du Vercors.

Les anciens propriétaires étaient des éleveurs ovins, originaires de la plaine de la Crau, dans les Bouches-du-Rhône.

Entre juin et octobre, ils pratiquaient la transhumance vers les Alpes, tradition qui perdure toujours.

Aujourd’hui, par convention, le Département met à leur disposition ses prairies et ses six chalets d’alpage dont celui de la Tête du faisan .

8000 moutons y paissent durant les mois d’estive.

  • Le habert de Pravouta ©B.Bodin

CHARTREUSE

Le plus vieux habert de Chartreuse

Situé dans l’Espace naturel sensible du col du Coq, au pied de la Dent de Crolles, à 1605 mètres d’altitude, le habert de Pravouta est considéré comme le plus vieil habert de Chartreuse.

Certaines parties de cette maisonnette d’alpage datent de 1698.

En 2006, il a été entièrement réhabilité par le Département et accueille désormais bergers et visiteurs.

Saviez-vous que le Département, aux côtés de ses Maisons de territoire, collèges, établissements sociaux et autres musées, est aussi propriétaire de biens immobiliers parfois plus surprenants ?

Comme les ruines d’un ancien monastère chartreux du XIIe siècle, un éco-gîte en montagne, plusieurs chapelles, une dizaine de fermes et de granges, des haberts et chalets d’alpages, une ancienne tuilerie, un transformateur électrique reconverti en observatoire, des oratoires, préaux et abris en tout genre…

Témoins d’activités agricoles, artisanales ou religieuses passées, ces bâtiments patrimoniaux ont été acquis à partir de 1985, lorsque le Département s’est doté d’une politique de gestion des Espaces naturels sensibles.

Il a acheté des zones naturelles à fort intérêt biologique et patrimonial pour les préserver et les ouvrir au public, tourbières, marais, étangs, méandres, alpages, forêts…

 

> SAUVEGARDER  ET VALORISER CE PATRIMOINE

Rénovés, dotés d’espaces d’activités et d’expositions, ces bâtiments sont aujourd’hui dédiés à la gestion des sites et à l’accueil du public, notamment des scolaires dans le cadre de l’opération En chemin sur les ENS.

L’été, ce sont aussi des lieux de rencontres privilégiés avec les guides nature du Département. « Dans les ENS, on ne peut pas construire de bâtiments neufs. Il faut aménager l’existant », explique Fabien Mulyk, vice-président du Département chargé de l’environnement. Chaque année, le Département engage donc plusieurs opérations de rénovation.

En 2004, la grange de Fessole, située dans l’ENS des Ecouges, a ainsi été entièrement réhabilitée. Elle permet depuis aux éleveurs de stocker du matériel, d’isoler et de soigner une bête tout en offrant un abri aux randonneurs.

En 2007, le gîte des Ecouges, sur le même ENS, a également été complètement réaménagé sur 1500 m2. Autonome en énergie, il accueille aujourd’hui des groupes pour des animations et des séjours basés sur la vie en pleine nature et la découverte des patrimoines du site.

Plus récemment, c’est un préau qui a été installé dans l’ENS du Bois de La Bâtie à Saint-Ismier, près de Grenoble.

Enfin, dans les prochains mois, le Département va réhabiliter une ferme et une grange à la tourbière du Peuil, près de Claix, pour accueillir des classes mais aussi un berger qui entretiendra le site avec ses moutons.

Pour financer toutes ces opérations à vocation pédagogique et de sauvegarde du patrimoine, le Département a investi entre 2015 et 2016, près de 1,3 million d’euros qui bénéficient aux entreprises locales et aux artisans.

  • La tuillerie Jay ©CR. Juillet

CHARTREUSE

La tuilerie Jay réhabilitée

Actuellement, à Saint-Joseph-de-Rivière, à proximité de l’ENS de la tourbière de l’Herretang, le Département procède à la rénovation du four de la tuilerie Jay, de l’atelier et de la grange qui servait au stockage des fagots.

Accessible aux personnes à mobilité réduite, le site, une fois réaménagé, présentera cette importante activité de fabrication de tuiles qui s’est développée, dès le milieu du XIXe siècle, à partir de l’argile prélevée dans les marais. 

  • La ferme de la tourbière du Peu il©DR
  • La ferme de la tourbière du Peuil-demain©DR

VERCORS EST

La tourbière du Peuil : avant, après

Située à Claix, sur les contreforts du Vercors, la tourbière du Peuil abrite une ferme qui va être réhabilitée cette année. Ci-dessus, le bâtiment tel qu'il est aujourd'hui et tel qu'il sera demain (croquis d'architecte). 

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Publié le : 
06 juin 2016