Gens d'Isère
  • Les accordéons de Sébastien Stauss allient légèreté et qualité de son.
  • Les accordéons de Sébastien Stauss allient légèreté et qualité de son.

SÉBASTIEN STAUSS

 

> ACCORDEZ, ACCORDEZ... ACCORDÉON

Par Annick Berlioz


Dans son atelier de Saint-Laurent-du-Pont, souffle un petit air de folk, de musette et de flonflon. Sébastien Stauss, 42 ans, est facteur d’accordéon. Un métier rare — ils sont trois ou quatre en Isère — qui consiste à fabriquer, accorder et réparer des accordéons.

« Cet instrument à vent a été inventé en 1829 à Vienne en Autriche. Il en existe deux variétés : le chromatique et le diatonique, qui est ma spécialité. Avec le premier, une seule note est produite à partir d’un bouton. Pour le diatonique, à chaque touche, deux notes différentes sont jouées, l’une en tirant le soufflet et l’autre en le poussant », explique Sébastien. 

Passionné de musique depuis son enfance, il a été formé à l’ancienne par deux facteurs d’accordéon. Titulaire d’un CAP de menuiserie-ébénisterie obtenu chez les Compagnons du devoir, il peut non seulement réparer mais aussi concevoir des instruments. 
 
Le métier est très exigeant. « Il faut avoir des oreilles et savoir être à l’écoute des clients. Il demande aussi beaucoup de patience et de minutie. Un accordéon renferme plus de 3 000 pièces et des centaines de petits ressorts à placer à la pince à épiler. Pour fabriquer un diatonique, il faut 150 heures de travail et souvent plusieurs jours pour le réparer. » Depuis l’ouverture de son atelier en octobre dernier, Sébastien a déjà restauré plusieurs accordéons. 
 
Il vient de commencer son deuxième prototype. Son objectif : fabriquer des accordéons qui allient légèreté et qualité de son.
 
Contact : 06 16 84 16 38 
 

Accordéons de Chartreuse

  • Nadège Perrin
  • Nadège Perrin a lancé l’opération « Isère gastronomie » en septembre dernier.

NADÈGE PERRIN
 

> TOQUÉE DE GASTRONOMIE ISÉROISE !

Par Véronique Granger


La cuisine n’a jamais été aussi tendance. « Mais la gastronomie iséroise reste méconnue, alors que notre département regorge de bons produits du terroir et voit s’affirmer des chefs talentueux », souligne la Grenobloise Nadège Perrin.

Nourrie de ses rencontres, la fondatrice de l’agence de communication Digimiam, créée en 2010, a donc décidé de faire monter la sauce médiatique en mettant du liant entre chefs, producteurs et artisans de bouche locaux, autour d’événements gourmands participatifs.

Après avoir invité des chefs isérois à cuisiner en direct sur les marchés de producteurs ou transformé le Marché d’intérêt national de Grenoble en « Foodcamp » géant (plus de 500 amateurs et professionnels étaient venus partager leurs techniques culinaires), elle a lancé l’opération Isère gastronomie, avec Alain Fargeon à la mise en scène et Charles Mills derrière la caméra.

Pour la « saison 1 », cinq jeunes chefs isérois « volontaires » ont été placés sous les projecteurs avec des films, des animations et cinq dîners gastronomiques à quatre mains au profit d’associations caritatives locales (de janvier à mai 2017).

Le tout partagé sur les réseaux sociaux. Pour la saison 2, en septembre prochain, ce sera au tour des producteurs d’être sur le devant de la scène lors du second « Isère food festival », avant de laisser place aux artisans de bouche en 2018. Miam miam…

 

Site digimiam

Site Isère Gastronomie

  • Amélie Gorce

AMÉLIE GORCE
 

> UNE FILLE QUI A DU CHIEN !

Par Sandrine Anselmetti


Amélie Gorce aime pomponner les toutous, avec des coupes "au poil" ! A 21 ans, son coup de ciseau en or lui a valu de remporter le titre de championne de France de toilettage 2016, dans la catégorie des futurs professionnels. Apprentie en formation, elle a représenté son lycée dans cette compétition, où elle a notamment obtenu deux médailles d’or pour ses toilettes sur caniche et sur chat.

Depuis, cette jeune habitante des Avenières a ouvert son premier salon, « La Main à la patte », en novembre dernier, à La Tour-du-Pin. « Depuis l’âge de 13 ans, je rêvais de travailler avec les chiens », confie-t-elle.

Après un BEP et un Bac Pro en élevage canin et félin, à la Maison familiale et rurale (MFR) de Saint-André-le-Gaz, Amélie a décidé de s’orienter vers le toilettage : « J’ai fait mon apprentissage en Auvergne, dans l’un des quatre établissements en France formant à cette spécialité ».

Passionnée par les chiens, Amélie en possède aujourd’hui huit et gère un élevage familial (berger australien, cavalier king charles, staffordshire bull terrier et bull terrier miniature).

Elle participe aussi régulièrement à des concours de beauté avec ses animaux. A l’avenir, elle souhaite suivre des stages de perfectionnement pour le toilettage spécifique de certaines races et pour s’adapter aux dernières coupes et tendances. En attendant son prochain défi : participer aux championnats de France de toilettage 2017… dans la catégorie « pro » !

  • Faouzia Thaïbaoui
  • Faouzia Thaïbaoui

FAOUZIA THAÏBAOUI
 

> UNE ENTREPRENEUSE PIED AU PLANCHER

Par Sandrine Anselmetti


Faouzia Thaïbaoui fait partie de ces femmes battantes et dynamiques, qui osent entreprendre. A 39 ans, cette habitante de Bourgoin-Jallieu compte parmi les quatre lauréates (sur 152 candidates) d’Initiative ô féminin, le concours de créatrices et repreneuses d’entreprise en Auvergne-Rhône-Alpes. Faouzia a reçu le prix « quartier » pour avoir développé son activité dans un quartier dit « prioritaire ».

C’est à Champ-Fleuri, quartier en pleine rénovation urbaine, où elle a toujours vécu, qu’elle a ouvert son auto-école en 2014. Le jury du concours a aussi été séduit par son parcours, son élan et sa persévérance. 

En 2011, elle quitte le secteur de la restauration pour passer son diplôme d’enseignante de la conduite et se lancer dans une reconversion professionnelle. Partie de rien et sans apport financier personnel, Faouzia s’est démenée pour monter son projet. Elle a notamment reçu l’aide d’Initiative Nord-Isère : « J’ai été conseillée et j’ai reçu un prêt d’honneur à taux zéro de 2 000 euros ».
 
Aujourd’hui, à son tour, elle n’hésite pas à orienter ses élèves, notamment vers l’aide au permis de Pôle Emploi, pour faciliter leur projet : « Quand un jeune revient me voir en me disant, "grâce à toi j’ai eu le permis et j’ai pu trouver un travail", c’est un vraie récompense ! »
 
Depuis 2015, Faouzia a déjà embauché deux salariées et accompagné plus de 200 élèves. 
 
  • Jean-Paul Zuanon

JEAN-PAUL ZUANON
 

> IL FAIT VIVRE LE PATRIMOINE

Par Marion Frison


Il y a dix ans, après une carrière de chercheur à l’Institut d’études politiques de Grenoble, Jean-Pierre Zuanon, passionné de montagne, a pris sa retraite à Corps, au sud de l’Isère,  « pour voir l’Obiou depuis ma fenêtre. »

Une visite du barrage du Sautet, situé à proximité, lui a ouvert de nouveaux horizons. « Sa construction, entre 1920 et 1935, a profondément marqué l’histoire de la région », raconte ce spécialiste des relations entre l’homme et son environnement.

Pendant trois ans, Jean-Paul Zuanon s’est donc plongé dans les archives et a recueilli les témoignages, dont celui d’une descendante d’Ernest Dusaugey, l’ingénieur du barrage.
 
Derrière la performance technique, il découvre une épopée humaine. C’est cette histoire qu’il met en scène dans Le Barrage du Sautet, une prouesse technique et une aventure humaine, un livre richement illustré, publié aux éditions du Fournel. « Le patrimoine n’est pas qu’un souvenir du passé. C’est le support d’un dynamisme culturel, artistique  et touristique intense dans la région », souligne-t-il. 
 
Rédacteur en chef de Mémoire d’Obiou, le magazine patrimonial de l’association des Amis du musée matheysin, il est aussi membre de l’APPO (Association de protection du patrimoine de Pellafol et de l’Oisans) et l’un des gardiens de la Maison du patrimoine de Pellafol, dont une des salles est consacrée… au barrage du Sautet. 
 
Publié le : 
03 mars 2017