DÉFIER

LA VERTICALITÉ

A fond

Ces murs colorés fascinent les petits comme les grands. Passé les premières craintes, l'escalade en salle offre une multitude d'explorations.

Par Véronique Buthod

  • Trois épreuves d'escalade seront proposées aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020 : l'escalade de difficulté, l'escalade de bloc et la vitesse.
  • Trois épreuves d'escalade seront proposées aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020 : l'escalade de difficulté, l'escalade de bloc et la vitesse.

 

Votre collégien a commencé un cycle escalade, vos amis se sont inscrits dans le club local, vos collègues vont grimper en salle entre midi et deux... Le virus pourrait bien vous gagner aussi !

Depuis les débuts discrets en 1990 à Grenoble, sur le mur du gymnase Berthe de Boissieux, l'escalade en salle a connu une progression importante sur le département. « Nous estimons aujourd'hui le nombre de pratiquants à près de 50 000 », témoigne Robert Bellissent au comité départemental de la FFME (Fédération française de la montagne et de l'escalade).

Thierry Barré, l'un des trois co-gérants d'Espace vertical, ouvert en 1995 à Fontaine (la deuxième salle privée créée en France), compte 140 000 passages annuels et 8 000 adhérents sur les deux salles actuelles, EV2 à Saint-Martin-d'Hères et EV3 à Grenoble.

« L'un des atouts de ce sport est l'accès facile. On peut pratiquer dans un créneau de temps assez court, un peu comme dans une salle de sport mais avec le côté ludique en plus », explique-t-il. « C'est un vrai jeu de découvrir les voies, et de recommencer jusqu'à ce qu'on trouve la solution ! Il y a une idée de dépassement de soi. La dimension verticale est un défi personnel, qui nécessite parfois d'apprivoiser ses craintes. On travaille aussi la souplesse, avec une recherche de légèreté. Aujourd'hui, nous avons 45 % de femmes parmi nos pratiquants ; elles ont moins de puissance mais une autre approche. »

 

> UNE DÉCOUVERTE SANS FIN
 

Accessible à tous, l'escalade en salle nécessite un temps d'apprentissage des bases (utilisation du matériel, sécurité). « Après une à deux heures, on peut pratiquer de manière autonome. La progression est assez rapide au début ; après, c'est plus variable. Mais quel que soit son niveau, on arrive à se faire plaisir, il y a toujours de nouveaux mouvements à trouver. »

Pour Bruno Roux, responsable de l'équipe compétition à la FFME Isère, « la découverte de ce sport est sans fin. Cela stimule l'imagination ! » Pas étonnant que les enfants soient attirés et pratiquent dès l’âge de 4-5 ans. « Grimper, c'est naturel ; petit, on a envie de monter sur une chaise, de grimper aux arbres. Et puis un mur, c'est joli avec ces prises de couleur. » 

 

On y développe aussi la coordination, l'équilibre, la patience, la gestion de l'effort et la solidarité, puisque tout grimpeur est aussi assureur de son partenaire, lorsque celui-ci grimpe à son tour. 

 

Partagée en famille ou entre amis, l'activité peut rester un loisir, se poursuivre en falaise mais aussi se pratiquer en compétition. Pour vivre d'autres défis.

 

 OÙ PRATIQUER ? 

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 OLYMPIQUE EN 2020 ! 

Aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020, trois épreuves d'escalade seront proposées : l'escalade de difficulté, l'escalade de bloc et la vitesse. 

    Publié le : 
    03 mars 2017