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Dossier

En décembre dernier, le Département a voté un plan seniors pour les cinq années à venir. Logement, accès aux droits, simplification des démarches, modernisation des maisons de retraite, aide aux aidants… L’objectif est de mieux accompagner les personnes âgées à leur domicile et en établissement.

 
  • Comme André Cartier, 103 ans, 90 % des personnes âgées souhaitent vieillir à domicile alors qu’en France, seulement 6 % des logements sont adaptés au vieillissement.

 UN PLAN POUR MIEUX VIEILLIR 

 

Elisabeth Collot, la doyenne des Français, s’éteignait en septembre dernier à Echirolles dans l’agglomération grenobloise… à 113 ans ! Elisabeth ne sera bientôt plus une exception.

Une petite fille qui naît aujourd’hui a une chance sur deux de devenir centenaire. Et d’ici à 2060, le nombre des plus de 85 ans va quadrupler, passant de 1,4 million à 5,4 millions. 

Au-delà des statistiques, le vieillissement est un véritable enjeu de société. « La question n’est plus tant de rajouter des années que de gagner en qualité de vie.  90 % des personnes âgées souhaitent vieillir à domicile et nous devons leur en donner les moyens », rappelle Laura Bonnefoy, vice-présidente du Département chargée de la dépendance et du handicap. 
 
Le premier objectif du nouveau plan sénior voté en décembre dernier est de retarder la perte d’autonomie. Pour cela, le Département va développer les actions de prévention déjà mises en place sur l’ensemble du territoire : ateliers mémoire, gymnastique, stimulation cognitive... « Nous allons travailler avec les associations référentes et nos partenaires (communes, CCAS…) pour faire un état des lieux de l’offre et ainsi mieux répondre aux besoins », explique Laura Bonnefoy.
 
 

> DU DOMICILE A L'ÉTABLISSEMENT

 

Deuxième enjeu, le  logement. Actuellement en France, seulement 6 % du parc public et privé est adapté au vieillissement. Le Département va se rapprocher des bailleurs sociaux, notamment pour favoriser la construction de résidences intergénérationnelles comprenant des appartements adaptés à la perte d’autonomie. 

Aujourd’hui, l’âge moyen d’entrée en maison de retraite est de 84 ans, avec dans 73 % des cas, une décision prise au dernier moment, lorsque la santé se dégrade et à l’apparition des premiers troubles du comportement.
 
Dix millions d’euros seront ainsi engagés pour aider les établissements à se moderniser et à faire face à l’augmentation de la dépendance. A ce titre, les foyers logement devenus résidence autonomie seront aussi restructurés.
 
Le Département souhaite également expérimenter des solutions nouvelles pour favoriser le maintien à domicile. En janvier 2018, tous les Isérois pourront accéder à IsereAdom, une plateforme téléphonique et web qui leur permettra d’être informé sur toutes les aides et tous les services de maintien à domicile existants. 
 
Des actions innovantes seront aussi mises en place à destination des aidants familiaux. « 80 % des personnes âgées vivent à domicile grâce à un membre de leur famille. Il faut leur permettre de souffler », précise Laura Bonnefoy.
 
Un programme qui aborde la vieillesse dans sa globalité… et qui nous concerne tous.
 
 

 INTERVIEW 

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Laura Bonnefoy, vice-présidente du Département chargée de la dépendance et du handicap

 

> RELEVER LE DÉFI DU VIEILLISSEMENT

 

Isère Mag : Vous mettez en place un plan seniors pour cinq ans. Quel est l’enjeu ?
 
Laura Bonnefoy  : Le vieillissement de la population est une révolution silencieuse qui va fortement impacter notre société. L’avancée en âge ne doit plus être résumée à la perte d’autonomie. 
 
Il faut aborder le sujet dans sa globalité, en repensant l’habitat, en favorisant l’accès aux services et aux soins, mais aussi en accordant plus de reconnaissance aux aidants.
 
Ce plan donne les orientations majeures du schéma départemental de la nouvelle majorité. 
 
 
I.M : La loi sur l’Adaptation de la société au vieillissement, adoptée en 2015, donne de nouvelles responsabilités au Département. Comment cela va-t-il se traduire en Isère ?
 
L.B : La loi insiste sur la nécessité d’engager des mesures pour favoriser l’accompagnement à domicile. Parmi les axes forts figure la revalorisation du montant de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA). Nous y affectons déjà 115 millions d’euros. En 2017, nous y consacrerons 10 millions d’euros supplémentaires. 
 
Nos responsabilités en matière d’autorisation et de contrôle des services d’aide à domicile sont aussi étendues. Nous avons un droit de regard sur leur implantation. Ce qui garantit une meilleure qualité de l’offre ainsi qu’une répartition plus équitable sur l’ensemble du territoire.
 
Enfin, les aidants familiaux doivent être mieux accompagnés et il va falloir réfléchir à d’autres formes d’habitat. Je tiens à remercier les services du Département qui ont travaillé d’arrache-pied pour la mise en place de tous les décrets d’application de cette loi.
 

 ISÈRE MAG #08 AVEC TÉLÉGRENOBLE 

HUIT MÉTIERS AU SERVICE DES PERSONNES ÂGÉES 

Ils sont ergothérapeute, animateur sportif, assistant de vie, directeur de maison de retraite… Ils accompagnent des Isérois dans leurs vieux jours. Des métiers passionnants qui demandent de nombreuses qualités humaines.

 Akim Hamadene, chef de projet « APA en ligne » au Département

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> « DEMANDER L'APA DE CHEZ SOI »

Depuis mai 2016, les personnes âgées peuvent effectuer leur demande d’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) en ligne via www.isere.fr. « Ce service est un véritable progrès pour les Isérois. Les démarches sont souvent effectuées par les membres de la famille, qui habitent loin de leurs parents. Et les personnes âgées ont des problèmes de mobilité. Ce  système évite les déplacements », explique Akim Hamadene.
 
Plusieurs mois d’étude ont été nécessaires pour faire aboutir le projet. « Agents administratifs, travailleurs sociaux, médecins, aide à domicile… tous les professionnels de l’autonomie ont été impliqués. Nous avons aussi associé une dizaine de personnes âgées. Nous réajusterons le service en fonction des besoins. Ceux qui n’ont pas d’ordinateur pourront toujours se faire aider par l’assistante sociale de leur secteur. »

 

 

 Agnès Finet, adjointe au chef de service coordination-évaluation au  Département 

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> « SIMPLIFIER L'ENTRÉE EN MAISON DE RETRAITE »

« L’entrée en maison de retraite est un véritable casse-tête pour les personnes âgées et les familles, qui ne savent pas toujours où trouver une place disponible et un établissement adapté à leurs besoins et à leur budget », rappelle Agnès Finet, qui a coordonné la mise en ligne du dossier unique de demande d’entrée en maison de retraite en Isère. 

Avec ce nouveau service, accessible sur www.isere.fr à partir de la plateforme nationale Via trajectoire, il est possible de consulter de chez soi l’annuaire des maisons de retraite et les services proposés. On peut aussi échanger avec la direction de l’établissement. « Cet outil est le fruit d’une coopération étroite entre les professionnels de santé et les services médico-sociaux qui interviennent auprès des personnes âgées. Nous avons aussi travaillé avec une dizaine d’établissements, maisons de retraite et foyers-logements en Isère. »

 Céline Jorland, directrice de la maison de retraite de Vinay 

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> « MODERNISER LES ÉTABLISSEMENTS »

« Ces dernières années, notre métier a beaucoup changé. Outre la gestion d’un établissement, nous devons travailler en coordination avec les professionnels : médicaux, sociaux, institutionnels… qui interviennent auprès des personnes âgées sur le territoire », témoigne Céline Jorland. « Nous devons aussi répondre aux nouveaux besoins des résidents et de leurs familles. 

Les attentes en termes de confort et d’intimité sont importantes. Ici à Vinay, nous engageons de gros travaux pour augmenter le nombre de chambres individuelles et les équiper de toutes les commodités (douches à l’italienne, WC surélevés). Pour le bien-être de nos 97 résidents comme pour celui du personnel, nous devons aussi intégrer les évolutions technologiques. Merci au Département pour sa décision d’attribuer des subventions aux établissements qui engagent des réhabilitations ! » 

Florian Michallet, enseignant en activité physique adaptée

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> « PROLONGER LA MOBILITÉ »

« Mon programme est basé sur des exercices simples pour gagner en souplesse et en équilibre, mais aussi pour éviter les comportements à risque et retrouver de l’assurance dans ses déplacements », explique Florian Michallet, responsable de l’antenne iséroise de Siel bleu. Cette association a été mandatée par le Département pour animer des ateliers équilibre pour les personnes âgées. La démarche rencontre un véritable succès.

« Les personnes retrouvent confiance en elles et la moitié reprend une activité physique régulière dans la foulée. Nous avons aussi mis en place des séances de gymnastique pour les aidants. L’objectif est de leur permettre de souffler et d’assimiler les bons gestes pour épauler la personne aidée. »

Raphaël Chifflet, gestionnaire de cas MAIA

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> « DÉNOUER LES SITUATIONS COMPLEXES »

« J’aide les personnes à mieux vivre avec une perte d’autonomie liée à la maladie d’Alzheimer ou à une lourde pathologie. » Raphaël Chifflet est l’un des gestionnaires de cas du dispositif MAIA (Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer) du Département. Mise en place en 2010, la MAIA coordonne au domicile la prise en charge des personnes âgées en perte d’autonomie dans une situation jugée complexe et cumulant plusieurs difficultés.
 
« Mon travail se déroule essentiellement auprès de la personne : on fait un état des lieux des besoins avec les intervenants à domicile, on fait le point sur la sécurisation du logement, l’accès aux droits, on fait l’interface avec les hôpitaux et les médecins, on rencontre les aidants… l’objectif est d’accompagner globalement la personne dans son parcours de vie. »

Lucie Michoud, ergothérapeute

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> « AMÉNAGER LE LOGEMENT »

« Je prends en compte tous les aspects du quotidien de la personne âgée : l’aménagement de son logement, ses difficultés à se déplacer d’une pièce à une autre, à faire sa toilette, se lever ou se coucher », explique Lucie Michoud, ergothérapeute sur le territoire des Vals du Dauphiné.
 
« Pour cela, je me déplace avec elle et la met en situation. Ma mission est de lui proposer des solutions pratiques comme l’aménagement d’une baignoire en douche, l’installation d’un monte-escalier, d’un rehausseur de toilette ou de barres d’appui… J’intègre aussi les besoins de l’aidant. J’informe sur les aides existantes pour aménager le logement et les organismes compétents. »

Samira Ouarech, assistante de vie

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> « SOUTENIR AU QUOTIDIEN »

« J’interviens chez des personnes qui ont du mal à effectuer les gestes de la vie quotidienne. Je m’occupe du ménage, des courses, des repas et de tout ce qui relève de l’entretien de la maison », témoigne Samira, assistante de vie à Grenoble.

« Le métier demande beaucoup de psychologie. Il faut arriver tous les matins avec le sourire et savoir trouver le mot juste pour réconforter. Les personnes dont je m’occupe sont souvent isolées. Il faut aussi beaucoup d’énergie. En moyenne, je visite trois personnes par jour pour deux heures de présence.

Mais la principale difficulté est d’assumer son rôle tout en restant à sa place, ne pas se substituer à la famille ni aux professionnels de santé. » D’un tempérament optimiste et naturellement souriante, Samira aime son métier et cela se sent !

Laila Redondo, aide-soignante en Ehpad

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> « ÊTRE AUX PETITS SOINS »

« Dans un Ehpad, l’aide-soignante est en première ligne avant les infirmières et le médecin », explique Laila, aide-soignante à l’Ehpad Les Salambres à La Terrasse, qui héberge 96 personnes de 70 à 103 ans. « C’est un métier difficile physiquement. Je m’occupe de personnes très dépendantes, qui souffrent de troubles cognitifs et ont besoin d’aide pour tous les gestes de la vie. Nous les accompagnons du lever au coucher.
 
Il faut beaucoup de force pour les soulever, mais aussi un mental d’acier. Je travaille un week-end sur deux et enchaîne parfois six heures de suite sans m’arrêter. Hélas, il n’y a pas assez de personnel ni suffisamment de moyens pour s’occuper des personnes correctement. Pour autant, j’adore mon métier. Les personnes âgées sont très attachantes et j’aimerais avoir plus de temps pour les dorloter. »

 FIGURES D'ICI 

>  ILS ONT ENTRE 80 ET 103 ANS ET VIVENT LEUR VIEILLESSE DANS LA SÉRÉNITÉ, SEULS OU ACCOMPAGNÉS 

 1  André Cartier, 103 ans, Vinay

« Je peux vivre chez moi grâce aux infirmières et à mes quatre assistantes de vie qui se relaient tous les jours et passent matin, midi et soir ».
 

 3  Antoinette Durand, 88 ans, résidente de l’Ehpad Les Eglantines de Fontaine 

« Je ne me sentais plus en sécurité chez moi. J’ai préféré entrer en maison de retraite plutôt que de rester seule à la maison. Je m’y sens très bien. »
 

 5  Louis Lestrat, 88 ans, Saint-Georges-d’Espéranche

« Suite au décès de mon épouse, je ne pouvais plus rester seul. J’ai décidé d’entrer dans une résidence autonomie. Je suis à la fois chez moi et bien entouré. »
 

 2  Annick Dejean de la Bâtie, 82 ans, La Tronche 

« Les domiciles sont rarement adaptés au vieillissement. Je réfléchis  avec l’association Alertes à des alternatives pour les logements. »
 

 4  Madeleine Janon, 88 ans, Eybens 

« Je fais partie du conseil d’administration de l’Age d’or, une association grenobloise qui veut favoriser l’accès aux nouvelles technologies chez les seniors. »
 

 6  Jean Gauthier, 81 ans, Vourey 

« Je participe avec mon épouse aux ateliers équilibre organisés près de chez nous. Cela nous apporte beaucoup de bien-être. »
 

TROIS ACTIONS POUR MIEUX VIEILLIR EN ISÈRE

Le Département accompagne les Isérois âgés à leur domicile et en établissement, avec des services adaptés.

 >  ISEREADOM : L'INNONVATION À DOMICILE
 

Bientôt, nous pourrons vieillir dans une maison intelligente équipée d’objets connectés qui « s’inquiéteront » de l’état de notre santé et de nos habitudes de vie. En cas de besoin, nous pourrons être reliés à un centre d’appels spécialisé qui nous donnera la réponse la mieux adaptée à notre situation : médecins, intervenants à domicile… 
 
En janvier 2018, IsereAdom sera testé auprès de 1 200 personnes. C’est l’un des projets « phares » du Département ! Tout un panel d’outils sera mis à leur disposition : équipements domotiques, capteurs pouvant détecter au plus vite les accidents domestiques, cahier de liaison numérique pour faciliter la coordination des professionnels et des proches aidants…
 
IsereAdom, c’est aussi une plateforme téléphonique et web qui permettra d’accéder de chez soi et à partir d’un numéro vert unique à toutes les informations et annuaires dont on a besoin : services médicaux, sociaux, assistance à domicile…  Accessible 7 jours sur 7 et de 8 heures à 20 heures, ce dispositif répondra à toutes les demandes concernant la vie quotidienne, trouver, par exemple, un artisan pour une réparation ou un service d’aide à la personne. Le Département, associé au CEA de Grenoble participe aussi à un projet européen baptisé « Activage » pour expérimenter l’usage d’objets connectés. Objectif, renforcer l’autonomie des personnes âgées, pour leur permettre une vie active et indépendante dans leur environnement.

 

 

 

 >  LES AIDANTS FAMILIAUX MIEUX SOUTENUS
 

Aujourd’hui, près de 20 000 Isérois sont considérés comme des aidants familiaux. Ils épaulent un proche en situation de dépendance dans la réalisation de certains actes de la vie quotidienne : démarches administratives, courses, ménage, repas…  Ils accompagnent souvent une personne atteinte de la maladie d’Alzheimer ou d’une pathologie apparentée. « Bien souvent, ils se dépensent sans compter au détriment de leur vie sociale et professionnelle et finissent par s’épuiser, rappelle Laura Bonnefoy, vice-présidente du Département de l’Isère chargée de la dépendance et des handicaps. « Selon une enquête de l’association française des aidants, sept sur dix souhaiteraient être davantage soutenus et un tiers estime que leur rôle d’aidant a une incidence négative sur leur santé. D’où la nécessité de les épauler. »  
 
Des groupes de parole ou « cafés des aidants » sont aujourd’hui proposés dans la quasi-totalité des territoires de l’Isère pour leur permettre de parler de leurs difficultés. D’autres initiatives innovantes voient le jour, comme dans le Grésivaudan, où une formation gratuite a été mise en place pour leur apprendre les bonnes attitudes à adopter. Dans le Sud-Grésivaudan, des ateliers « gymnastique » leur sont dédiés. L’autre enjeu est de développer l’accueil temporaire et les services d’aide à domicile pour qu’ils puissent prendre du temps pour eux.
 

 >  10 MILLIONS D'EUROS POUR MODERNISER LES MAISONS DE RETRAITE
 

L’Isère compte aujourd’hui 130 établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), 36 résidences autonomie, ex foyers logements, et six petites unités de vie. Les premiers sont des structures médicalisées conçues pour accueillir et assister les personnes âgées jour et nuit. Les autres sont composés de logements indépendants (studios, T1, T2) assortis de services facilitant le quotidien (restauration, blanchisserie, animations…). Elles sont destinées à des résidents valides, seuls ou en couple, qui ne se sentent plus en sécurité chez eux. 
 
Face au vieillissement de la population et à l’augmentation de la dépendance, beaucoup de ces structures ne sont toutefois plus adaptées aux besoins. En 2017, le Département va consacrer 10 millions supplémentaires pour les aider à se moderniser et à s’adapter à la prise en charge des lourdes pathologies. Des subventions seront attribuées aux Ehpad tant publics que privésainsi qu’aux résidences autonomie et petites unités de vie qui s’engagent dans des programmes de restructuration. Le montant de l’aide sera calculé en fonction du nombre de places réservées aux bénéficiaires de l’aide sociale qui ont de faibles ressources. 
 
Un coup de pouce financier sera aussi affecté aux résidences autonomie pour qu’elles puissent héberger des personnes en plus grande dépendance. Le Département veut par ailleurs augmenter l’offre d’accueil qui est  toujours déficitaire. « D’ici à 2021, nous souhaitons créer 200 places supplémentaires dans les résidences autonomie et plus de 1 200 lits médicalisés dans les Ehpad », ambitionne Laura Bonnefoy. 

REPÈRES

> LES AIDES DU DÉPARTEMENT

 L'Allocation personnalisée d'autonomie (APA)
Aide financière est versée par le Département aux personnes âgées de plus de 60 ans en perte d’autonomie. Elle permet de prendre en charge des services de maintien à domicile (aide au repas, toilette, ménage, téléassistance…) ou de couvrir les frais de dépendance dans un établissement. Dossier en ligne sur : www.isere.fr
 
>  Les aides sociales 
Aide financière sous condition de ressources pour les personnes âgées ne pouvant financer leur hébergement en Ephad ou ayant besoin de soutien à domicile mais ne répondant pas aux critères de l’APA. Permet de financer l’aide ménagère et l’aide au repas.
 
 
  L’hébergement temporaire
Permet aux personnes âgées ne pouvant plus rester à domicile d’être hébergées provisoirement dans un établissement (entre 1 et 3 mois). Des aides financières peuvent être accordées par le Département via l’APA à domicile ou l’aide sociale.
 
 L’aménagement du logement
Permet de réaliser des travaux (remplacer la baignoire en douche, changer un revêtement de sol trop glissant, installer un monte-escalier…). Des aides peuvent être accordées par le Département via l’APA à domicile ou l’aide à l’adaptation du logement. Contact : Saliha : 04 76 47 82 45

 

Contacts : 
  • Service autonomie de votre territoire 
  • Mairie ou CCAS de votre commune.
  • Maison départementale de l’autonomie (MDA), 04 38 12 48 77.
  • APA en ligne : www.isere.fr
     
 

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Publié le : 
03 mars 2017