Découvertes

L’Isère est le paradis des ramasseurs de champignons. Cèpes, girolles, trompettes de la mort… il y en a pour tous les goûts !

Par Annick Berlioz

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« Avec 38 % de bois et de forêts, l’Isère est une terre à champignons. Nous avons un paysage varié avec des collines et des montagnes où grandissent différentes espèces d’arbres, feuillus et conifères, et des terrains calcaires (Chartreuse et Vercors) ou siliceux (massif de Belledonne) qui favorisent la pousse de nombreuses variétés », rappelle Robert Garcin, l’un des trois vice-présidents de la société mycologique du Dauphiné.

Les champignons sont des espèces hybrides, ni animales, ni végétales. Ils prospèrent sur des sols riches en humus dans des endroits chauds et humides : prairies et forêts.
 

“En Isère, nous avons des terrains et un paysage variés
​qui favorisent la pousse des champignons”

 

Riches en protéines, en fibres et en vitamines, ils sont bons pour la santé. Encore faut-il connaître les bons « coins » et les bonnes pratiques pour ne pas s’intoxiquer. « En France, il y a 10 000 espèces de champignons. Seulement 1 % est comestible et une grande majorité n’a aucune valeur nutritive. Une cinquantaine de variétés est toxique voire mortelle », rappelle Robert Garcin.

En Isère, les champignons les plus répandus qui sont appréciés en cuisine sont les cèpes, les chanterelles, les girolles et les lactaires, appelés sanguins. Pour les débusquer, l’automne est la meilleure saison.

Chaque espèce a un arbre et un terrain de prédilection. Ainsi, les cèpes et bolets aiment se cacher dans les zones ombragées riches en mousse, comme les forêts des Chambaran. On les trouve fréquemment sous les pins, les chênes et les hêtres. Les girolles adorent les résineux et les feuillus. Il y a en a beaucoup dans le Trièves, le massif de Belledonne et le Vercors. Quant aux lactaires, tout dépend : le lactaire salmonicolore est lié au sapin et le lactaire délicieux au pin et à l’épicéa. Des secrets que les amateurs de champignons savent bien garder !

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Amanite tue-mouche (©C. Rougier)
Bolet de Bordeaux (©C. Rougier)
Trompette de la Mort (©C. Rougier)
Bolet élégant (©C. Rougier)
Chanterelle (©C. Rougier)
Coprin chevelu (©C. Rougier)

QUELQUES  BONS CONSEILS

> Déterrez délicatement le champignon sans le couper. Si le pied reste en terre, il pourrit et risque de détruire le mycélium, élément reproducteur

> Bannissez le sac plastique qui risque d’accélérer leur pourrissement

> Ne ramassez que les espèces que vous connaissez. Les champignons peuvent provoquer de graves intoxications. En cas de doute, contactez une association mycologique

> Il suffit d’un seul champignon vénéneux pour être malade. Séparez les espèces dans des sacs différents !

> En cas de tremblements, vertiges, vomissements, nausées, diarrhées, appelez le 15 ou un centre antipoison

  • La vénéneuse amanite phalloïde, appelée aussi « calice de la mort » (©C. Rougier)

REPÈRES

SAVOIR RECONNAÎTRE LES CHAMPIGNONS

Les bons, les mauvais… Ils savent tout sur les champignons. La société mycologique du Dauphiné, avec 150 adhérents est l’une des plus importantes de l’Isère.

Chaque année, elle organise une quinzaine de sorties dans les forêts iséroises ouvertes à tous et trois à quatre expositions où elle montre 300 à 400 espèces.

Elle se rend dans les écoles à la demande pour initier les plus jeunes. Elle réalise des inventaires et effectue des contrôles sur les marchés grenoblois pour vérifier la comestibilité des champignons.

Plus d'informations au 04 76 85 39 81 ou sur www.smd38.fr

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PRATIQUE

LES AUTRES ASSOCIATIONS
MYCOLOGIQUES DE L’ISÈRE

Société mycologique de Seyssinet-Pariset :
champignon38.asso-seysssinet-pariset.fr

Société mycologique de La Tour-du-Pin :
06 87 22 91 01

Société d’histoire naturelle de Voiron-Chartreuse :
shnvc.e-monsite.com

Société des sciences naturelles de Bourgoin-Jallieu :
sjcouturier@wanadoo.fr

Groupe mycologique Vienne-Roussilllon :
paco38@wanadoo.fr

Publié le : 
09 septembre 2016